La tendinite de la patte d’oie est une cause fréquente de douleur interne du genou, en particulier chez les sportifs et les personnes actives. Dans cet article, vous découvrirez ses symptômes, ses causes, les traitements efficaces et les solutions pour accélérer votre guérison. Si vous souffrez d’une gêne persistante, suivez nos conseils pratiques pour soulager votre genou dès aujourd’hui.

Résumé : Tendinite de la Patte d’Oie

Symptômes clés

Douleur interne du genou, 5–7 cm sous l’articulation, aggravée par la flexion, les escaliers et la palpation. Raideur matinale et sensibilité locale.

Causes principales

Surutilisation, déséquilibres musculaires, hyperpronation, surpoids, augmentation trop rapide de l’entraînement, terrains durs.

Traitements efficaces

Repos relatif, glace, kinésithérapie, renforcement progressif, étirements quotidiens, correction biomécanique et chaussures adaptées.

Qu’est-ce que la tendinite de la patte d’oie ?

Définition et anatomie

La tendinite de la patte d’oie correspond à l’inflammation des tendons situés sur la face interne du genou. Cette zone anatomique regroupe trois muscles : le sartorius, le gracile et le semi-tendineux. Leurs tendons convergent en un point unique, formant une structure qui rappelle une patte d’oie en raison de sa forme en Y inversé. Situés environ 5 cm sous l’articulation, ces tendons participent à la flexion du genou et à sa rotation interne, tout en stabilisant le membre inférieur lors de la marche.

Différence entre tendinite et bursite de la patte d’oie

La bursite de la patte d’oie correspond à l’inflammation de la bourse séreuse située juste sous les tendons. Bien que distinctes, la tendinite et la bursite coexistent fréquemment. La tendinite provoque une douleur localisée dans le tendon, tandis que la bursite concerne davantage la zone plus profonde et provoque parfois un gonflement. Les symptômes se ressemblent, mais les traitements peuvent varier légèrement. Un diagnostic précis réalisé par un professionnel est donc essentiel.

Quels sont les symptômes de la tendinite de la patte d’oie ?

Douleur et localisation

La douleur se situe sur la partie interne du genou, légèrement en dessous de l’articulation, dans une zone bien localisée. Elle apparaît généralement lors de la descente d’escaliers, lors d’une flexion du genou ou après un effort prolongé. Cette douleur est souvent progressive, lancinante et peut devenir inflammatoire si elle n’est pas traitée. La palpation de la zone tendineuse augmente nettement la douleur, ce qui facilite le diagnostic. Dans la majorité des cas, la douleur reste localisée et n’irradie pas.

Signes caractéristiques à reconnaître

Les signes typiques incluent une raideur matinale, une sensibilité marquée au toucher et parfois un léger gonflement. La douleur peut s’intensifier lors de la rotation interne du tibia, signe spécifique à cette zone. Les limitations fonctionnelles sont fréquentes : difficulté à s’accroupir, boiterie, inconfort lors de la marche. Sans traitement, les symptômes s’aggravent progressivement. Une douleur nocturne ou un gonflement important doivent alerter et justifient une consultation rapide.

Causes et facteurs de risque

Principales causes de la tendinopathie

La tendinite de la patte d’oie résulte principalement d’une surutilisation du genou, provoquant des microtraumatismes répétés. Les mouvements fréquents de flexion-extension, typiques de nombreux sports, en sont la cause majeure. Les déséquilibres musculaires, notamment une faiblesse des ischio-jambiers ou des adducteurs, favorisent l’apparition des douleurs. Les troubles biomécaniques comme l’hyperpronation du pied ou le valgus du genou augmentent également la contrainte sur la zone. Le surpoids accentue la pression sur les tendons, contribuant à l’inflammation.

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Sports et activités à risque

Les disciplines les plus concernées sont la course à pied, le cyclisme, le football et le basket. Tous les sports avec changements fréquents de direction augmentent le risque de surcharge tendineuse. Les professions impliquant des positions accroupies prolongées ou le port de charges lourdes peuvent aussi déclencher l’inflammation. Une augmentation trop rapide du volume d’entraînement est un facteur classique de déclenchement. Les sports sollicitant les rotations du genou sont également à surveiller.

Facteurs aggravants

Après 40 ans, les tendons sont plus fragiles, ce qui augmente le risque de tendinite. Le manque d’échauffement ou d’étirements réguliers contribue aussi au problème. Des chaussures usées, un mauvais réglage du vélo ou des terrains trop durs ou en dévers aggravent les contraintes. Les antécédents de blessures au genou constituent également un facteur aggravant notable.

Diagnostic de la tendinite de la patte d’oie

Consultation et examen clinique

Lors de la consultation, le professionnel de santé interroge sur l’apparition de la douleur, les activités pratiquées et les gestes aggravants. La palpation de la zone interne du genou permet souvent de reproduire la douleur. Un test de résistance en flexion contrariée peut accentuer les symptômes. L’évaluation de la force musculaire et de l’amplitude articulaire complète l’examen. Dans la majorité des cas, l’examen clinique suffit pour poser le diagnostic.

Examens complémentaires nécessaires

Des examens sont envisagés en cas de doute diagnostique ou de douleur persistante. L’échographie est l’examen de référence : elle montre l’inflammation et les lésions éventuelles. L’IRM est utilisée pour les cas complexes ou pour rechercher des atteintes associées. La radiographie permet d’écarter des pathologies osseuses comme l’arthrose. Ces examens aident à évaluer la gravité et à ajuster le traitement.

Traitements efficaces pour soulager la tendinite

Repos et gestion de la douleur

Le repos relatif est essentiel : il ne s’agit pas d’arrêter tout mouvement, mais de supprimer les gestes douloureux. La règle GREC (Glace, Repos, Élévation, Compression) est recommandée en phase aiguë. La glace doit être appliquée 15 à 20 minutes, trois à quatre fois par jour. Une bande de compression peut réduire l’inflammation. L’objectif est d’apaiser la zone sans immobiliser complètement le genou.

Traitements médicaux et anti-inflammatoires

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens peuvent être prescrits par voie orale ou en gel local. Ils réduisent l’inflammation et facilitent la reprise d’activité. Les infiltrations de corticoïdes peuvent être envisagées en cas de douleur très importante, mais uniquement sous contrôle médical. Les antalgiques simples permettent de gérer la douleur au quotidien. Il est essentiel de consulter avant toute prise médicamenteuse prolongée.

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Rééducation et kinésithérapie

La kinésithérapie est au cœur du traitement. Les techniques incluent le massage des tissus, la physiothérapie (ultrasons, ondes de choc) et le renforcement musculaire progressif. Le travail proprioceptif vise à prévenir les récidives en améliorant la stabilité du genou. La rééducation dure généralement plusieurs semaines à plusieurs mois selon la gravité. La reprise des activités doit être progressive et encadrée.

Exercices et étirements recommandés

Les étirements des muscles de la patte d’oie (ischio-jambiers, adducteurs) doivent être réalisés quotidiennement. Les exercices de renforcement ciblent les muscles stabilisateurs du genou et de la hanche. Les exercices d’équilibre améliorent la stabilité articulaire. L’exécution doit être lente, contrôlée et indolore. Ces exercices doivent être poursuivis même après la guérison pour éviter les récidives.

Quand envisager la chirurgie ?

La chirurgie est exceptionnelle pour cette pathologie. Elle n’est envisagée qu’en cas d’échec total du traitement conservateur après 6 à 12 mois. Les interventions possibles incluent la libération tendineuse ou la bursectomie. Heureusement, plus de 95 % des cas guérissent sans opération.

Prévention de la tendinite de la patte d’oie

Bonnes pratiques sportives

Un échauffement progressif de 10 à 15 minutes est indispensable avant tout effort. Les étirements doivent être réalisés après l’activité. La règle des 10 % (augmentation progressive de volume) permet d’éviter les surcharges. Il est conseillé d’alterner les terrains et de varier les activités pour limiter les contraintes répétées. Le repos et la récupération sont essentiels pour éviter les récidives.

Rôle des orthèses et du matériel adapté

Des chaussures avec bon amorti réduisent le stress sur les tendons. Elles doivent être remplacées régulièrement selon l’usure. Les semelles orthopédiques corrigent les troubles statiques comme la pronation excessive. Les genouillères peuvent aider lors de la reprise. Les cyclistes doivent faire régler leur vélo pour éviter une mauvaise posture.

Questions fréquentes

Peut-on continuer à courir avec une tendinite de la patte d’oie ?

Non. Continuer à courir entretient et aggrave l’inflammation, augmentant le risque de chronicisation. Optez temporairement pour des activités à faible impact comme la natation ou le vélo elliptique. La reprise de la course doit être progressive, sans douleur, et idéalement encadrée par un professionnel.

Combien de temps dure la guérison ?

La guérison prend généralement 4 à 12 semaines selon la gravité et la rapidité du traitement. Les cas chroniques peuvent nécessiter plusieurs mois. Le respect du repos et de la rééducation accélère nettement la récupération. La plupart des patients guérissent complètement.

Quand faut-il consulter un spécialiste ?

Consultez si la douleur persiste malgré deux semaines de repos, si un gonflement important apparaît ou si la marche devient difficile. Une consultation rapide permet d’éviter que la tendinite ne devienne chronique.